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 #nohomo xD

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Sato Erie
when you see that girl comin, back up

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Date d'inscription : 19/10/2014
Localisation : crédit la cléopâtre

MessageSujet: #nohomo xD   Mar 9 Jan - 4:54

« tu sais c'que t'es ?
— non ?
...
— t'es anthracite. »

l'anthracisme selon haise.
ah, quelle insulte, à ses yeux d'effronté.

et ah, non, qu'il n'aimait pas l'anthracite : le gamin à la grande gueule cousue de mots sanguinolents et tranchants, imprégnée de paroles lumineuses et hautes en couleur, cadenassée de secrets et de promesses infantiles que l'on hurlerait inconsciemment, sur les feuilles et toiles blafardes d'un artiste révolté. il considérait la teinte abjecte, sale, insalubre — terne, triste, funeste et ténébreuse au beau milieu de l'amas nuancé qu'était son existence, allégorie-même de l'esquisse peinturlurée qu'était sa vie ; parce qu'il s'arrachait à la redessiner sous toutes ses formes, son ébauche, parce que son essence à lui c'était un peu comme les arabesques hasardeuses et volutes incarnats qu'il peignait sans relâche, sur le portrait initialement vierge de son insignifiante existence. parce qu'il kiffait pas la notion du sombre mêlée à celle du coloré ; parce que l'amalgame lui paraissait trop peu harmonieux selon lui, et que son âme d'enfant était aussi celle d'un putain d'artiste enjoué et beaucoup trop réfléchi pour le monde qui l'entourait. le p'tit haise il refusait de céder. l'anthracite avait ce don de tâcher son dessin sur lequel il avait passé tant de temps, d'un soudain revers de maladresse, lorsque la jarre aux nuances incertaines tombait malhabilement sur le fruit de son imagination et de son labeur, répandant son fluide obscur et baveux par delà la feuille jadis blanche et sans saveur. alors haise l'artiste, haise le p'tit con aux sourires de cuisse de nymphe, aux piques rouge safran de moqueries et de plaisanteries, il allait le bannir de sa palette de couleurs, l'anthracite sombre, l'anthracite sans goût et sans authenticité. dans son monde à lui, il allait clamer qu'il n'y avait pas de gris, pas de noir, et encore moins de place pour les ombres. dans un monde pour lui, il n'y avait que la folie psychédélique d'un artiste en devenir.

★★★
★★

« et après ?
— et après on va l'capturer ce soleil qui s'lève, on va l'capturer tout au bout de nos doigts qui gèlent, ouais : on en aura les phalanges vertes et le cœur qui rira d'eurythmie, j'te le promets. »

haise, c'est une âme difficile. complexe, s'alimentant de tout ce qui l'entoure pour toujours mieux nuancer ses paroles au fil des jours, l'intelligence n'a néanmoins jamais su égaler son sens sur-développé de l'art.  sa mère, charmante et trop peu pleine aux as, demeurait en tant que dessinatrice reconnue dans son milieu, qui ne manquait pas d'imprégner son fils de la même atmosphère que l'habileté de son pinceau renvoyait sur la toile. elle avait cette fâcheuse habitude de lui répéter sans cesse qu'elle avait mis toute sa vie à dessiner comme une enfant, littéralement, presque puérilement et d'une manière peut-être un peu trop ombrageuse pour qu'elle convienne à la compréhension de son fils. haise, tête bleue dans c'monde, tête d'ange, il comprenait pas les paroles de sa génitrice, quand elle s'adressait à lui comme ça. il était buté, il était tête brûlée, était le sourire sur patte et la fièvre-même qui s'insufflait en lui, quand il tombait tête la première dans une poitrine opulente, autrefois plus jeune, encore gamin : hormones en vrac, hormones furieux puis sulfureux fantasmes et mirages plein l'esprit. alors bêtement, de la manière la plus honnête qui soit, il s'était mis à le faire comme un enfant, lui aussi. pas de loi, pas de repère, pas de restriction : sa conception de l'art allait être sienne, sa façon de faire serait celle d'un gosse en anosmie du parfum de la révolte. adieu les normes trop compliquées, adieu ne serait-ce que le moindre semblant de réalisme. adieu les petits crayons noirs.

★★★
★★

« effectivement, j'aime les choses belles, et ? je les aime simples, je les aime vraies. pas ombragées et décolorées. ça c'est trop compliqué. »

car haise ne supportait foncièrement pas les ombres, l'enfant taquin. il était à la fois simple et extravagant de goût et d'esprit, déflagrait souvent entre temps, car trop perdu entre deux lignes ostensiblement différentes. sa mère le reprenait maintes et maintes fois sur l'absence de couleurs plus sombres que celles d'un bleu nuit ou acier, toujours dans ses œuvres qu'il prenait du temps à exécuter. lui tentait tant bien que mal de lui expliquer sa vision des choses, et elle refusait de le laisser penser à sa convenance. alors il écoutait, mais n'appliquait pas les conseils.
parce qu'haise avait une politique, bien définie, bien particulière et, au delà de quoi que ce soit d'autre, terriblement enfantine. elle correspondait aux douces illusions de vouloir être heureux, car l'enfant jadis capricieux aimait les contes plus que joyeux et affectionnait l'idée-même d'un bonheur universel, qu'il s'imaginait exprimer du bout du pinceau, griffonner de la pointe de sa mine. pour lui, sa vision s'étendait à plus loin que de simples coups de crayon. l'idée d'un monde sans ténèbres lui inspirait de ce fait un monde sans problème, sans malheur et sans déliquescence comme il les refrénait. les gens anthracites étaient ceux qui n'avaient aucune valeur à ses yeux, ceux qui étaient descendus dans son estime en un temps record pour x ou y raison, qu'il n'expliquait pas par a + b mais bien par noir + blanc. les ombres étaient le désespoir dont regorgeait cette vie qui avait passablement besoin de couleurs.
et tout ça, c'était l'innocence avec la mauvaise manière. c'était la mauvaise vision avec les gestes innocents.
mais malgré de si bonnes intentions pourtant, il ne restait qu'une seule chose qu'à l'époque, il n'avait pas encore compris, haise. c'était que dans l'histoire, c'était lui, la seule ombre du tableau.

★★★
★★

« dis-le moi.
─ yahiko-san... dessine-moi comme une de tes filles japonaises... »
« [...] et là t'aurais vu comment j'ai bandé xun c'était archi violent ! [...] »

haise, l'haise aux doigts cyans et bleu paon, aux joues céruléennes et bleu givré, aux mèches d'une chevelure éparse éclaboussées de trop de nuances, avec les moqueries bienveillantes à la surface du cœur et avec ce regard où tourbillonne ce motif d'imagination et d'arrogance princière, ce haise-là, il aimait les femmes. il ne s'agissait pas nécessairement d'en être amoureux, mais le jeune homme savait les considérer à sa façon, à sa manière de voir les choses : à son esprit gourmand et enfantin de mutin incompris, engoué d'la vie et maître de ses envies. leur grâce et leurs corps chaleureux aux courbes d'un sablier l'émerveillaient et décuplaient ses songes aussi primaires qu'artistiques ; leur teint rosé ou de porcelaine lui inspirait la délicatesse d'une esquisse sur fond de toile blanche ; leurs cheveux clairs ou irrésistiblement sombres pour certaines, couplés à leurs yeux luminescents comme des saphirs ou obscurs comme des perles sibyllines lui retournaient les tripes, rehaussaient ses lèvres pourpres d'un sourire aussi admiratif que saturé du fruit de ses pensées les plus secrètes, celles qu'on ne peut pas dire, celles qu'on ne nomme pas et que lui, il s'attardait à exprimer du bout des doigts...
car haise aimait les femmes, définitivement. fut un temps où leurs cambrures délicieuses occupaient chacune de ses pensée, chacun de ses portrait — temps qui ne s'est jamais vu être révolu, malgré tout : malgré le plaisir absolu que prenaient certaines à courtiser le gamin aux rêves d'indigo, de topaze et d'albâtre royal. de tout son parcours, il n'a jamais accepté la moindre de leurs avances, n'a jamais répondu aux lettres, aux compliments et aux demandes incessantes de celles qu'il définissait comme étant ses muses. haise se contentait de les remercier, avec ce sourire saugrenu et aimable aux abords des commissures.
parce qu'au final, pour lui, la meilleure des attentions était seulement et tout bonnement lorsqu'elles osaient lui quémander un autoportrait.

★★★
★★

« me regarde pas comme ça.
— pourquoi ?
— va y avoir rupture de stock de school credibility bro. »

haise, plus petit, il avait rencontré un type. un type vachement anthracite, trop anthracite à ses yeux, qui brouillait avec véhémence l'harmonie de son portrait et qu'il n'arrivait définitivement pas à accepter dans son champ de vision. uc, uc, uc
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